Les idées reçues sur la viande #6 : la viande et les produits laitiers sont mauvais pour la santé

le 23 juillet 2020

Après nous être focalisé sur l’impact de la viande sur l’environnement, nous allons dans ce nouvel article analyser une autre idée reçue très répandue, qui veut que la viande et les produits laitiers soient mauvais pour la santé.

La viande rouge et les produits laitiers sont reconnus comme un élément important d’un régime alimentaire équilibré. La viande rouge est par exemple l’une des sources les plus riches en nutriments essentiels (fer, zinc, vitamine B), ainsi qu’une source importante de protéines. Ces nutriments sont essentiels au bon fonctionnement de notre corps : le fer est un minéral vital pour la formation des globules rouges ; le zinc est important pour le bon fonctionnement du système immunitaire, la croissance, la cicatrisation des plaies et la fertilité ; le potassium et le sélénium sont des antioxydants importants et les vitamines B, dont la vitamine B12, aident à garder nos globules rouges en bonne santé, et jouent aussi un rôle dans la croissance et la production d’énergie.

La viande rouge anglaise a également une teneur en graisse beaucoup plus faible qu’il y a 20 ans : le bœuf maigre entièrement paré ne contient en moyenne que 5 % de graisse et l’agneau entièrement paré 8 % de graisse. Sans oublier que la viande rouge est également naturellement pauvre en sel.

Les produits laitiers sont aussi très nutritifs, puisque le lait, le fromage et le yaourt contiennent tous une gamme de protéines, de nutriments et de vitamines de haute qualité. Les produits laitiers sont une excellente source de protéines, de potassium, de magnésium, de zinc et de phosphore. Pour beaucoup de personnes, ils constituent la principale source d’iode, qui contribue à la production d’hormones thyroïdiennes importantes pour le développement des os et du cerveau pendant la grossesse et la petite enfance, et qu’il est difficile de se procurer via d’autres aliments. Un verre de 200ml de lait demi-écrémé contient ainsi 41% de la dose journalière recommandée d’iode.

Les produits laitiers améliorent aussi la santé des os, en particulier chez les enfants et les adolescents, et fournit un ensemble équilibré de nutriments essentiels. Ce même verre de lait de 200ml contient également 31% de la dose quotidienne recommandée de calcium (bon pour les os et les dents), 14% de la dose quotidienne recommandée de protéines (bon pour les os et les muscles), 74% de la dose quotidienne recommandée en vitamine B12 (qui soutient le système immunitaire et réduit la fatigue), 35% de la dose quotidienne recommandée en vitamine B2 (qui aide à garder une bonne vision, une bonne peau et un bon niveau en globules rouges), et enfin 28% de la dose quotidienne recommandée en phosphore (également bon pour les os et les dents).

C’est pourquoi la consommation de lait est recommandée par les experts médicaux pour les adultes et les enfants dans le cadre d’une alimentation équilibrée. De ce point de vue, la majorité des alternatives d’origine végétale n’ont donc pas la richesse en nutriments des produits laitiers.

On pense aussi généralement à tort que les produits laitiers sont riches en matières grasses : c’est également faux. En fait, le lait entier ne contient que 3,6 % de matières grasses. Le lait demi-écrémé contient 1,7 % de matières grasses, tandis que le lait écrémé en contient 0,3 %. Le lait et les produits laitiers sont de bonnes sources de nutriments importants, c’est pourquoi les experts de la santé conseillent de ne pas les supprimer de votre régime alimentaire ou de celui de votre enfant sans en parler d’abord à un médecin généraliste ou à un diététicien, car de nombreux produits alternatifs ne contiennent pas des niveaux comparables de nutriments.

Des études ont également suggéré d’autres avantages à la consommation de viande et de produits laitiers, comme une protection contre la prise de poids et l’obésité, ce qui réduit considérablement le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires associées, ou encore une réduction possible du risque de certains cancers, notamment le cancer colorectal.